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Au commencement
Le Centre d'entraide Racine-Lavoie, témoin de la pauvreté
grandissante dans sa communauté, met sur pied en novembre 1990 le
Grenier populaire des Basses-Laurentides pour favoriser l'intégration de
personnes à faible revenu en les aidant dans l'achat de biens
essentiels. Supporté par des bénévoles jusqu'en 1993, ses principales
activités sont de faire la cueillette et la vente de produits usagés.
Durant les deux premières années, le Grenier populaire
fonctionnait trois jours par semaine grâce à la participation bénévole
de membres de la communauté et au don d'une camionnette. En octobre
1992, fort du succès commercial de l'entreprise, le coordonnateur du
projet a pris la décision d'étendre les heures d'ouverture à 5 jours par
semaine, ce qui entraîna une augmentation du chiffre d'affaires de 35%.
Jusqu'en avril 2011, le magasin de meubles domestiques usagés est ouvert
6 jours par semaine de 9h30 à 17h30 du lundi au vendredi et de 9h00 à
17h00 le samedi et ce depuis 1996.
Afin de garantir une certaine stabilité, l'organisme a créé en
mai 1993, 3 postes permanents (secrétaire-comptable, réparateur
d'électroménagers, camionneur), pour les trois personnes bénévoles et/ou
prestataires de la sécurité du revenu, qui y travaillaient depuis
l'ouverture. En octobre 1993, un recherchiste en marketing a été engagé
par le biais d'une subvention fédérale afin de consolider et de
développer le marché. En octobre 1994, une subvention de la Fondation
Jacques Francoeur a permis l'achat d'un nouveau camion pour remplacer le
premier afin d'être en mesure de mieux répondre à la demande de
cueillettes et de livraisons.
Corporation intermédiaire de travail (CIT)
Les faits saillants d'une étude de marché réalisée en 1994 a
amené le Grenier populaire à déposer, en 1995, une demande auprès du
Centre Travail Québec (CIT). Pour la première année, 21 programmes
d'employabilité subventionnés (sur mesure PAIC) ont été accordés. Entre
les objectifs, la CIT entendait développer une main-d'œuvre qualifiée et
stable, favoriser le placement en emploi, réorganiser les trois emplois
existants de façon plus fonctionnelle et augmenter la production.
Durant cette période, des formations en employabilité ont été
données en collaboration avec l'actuelle Commission scolaire de la
Seigneurie-des-Mille-Îles (Service d'intégration socioprofessionnelle).
La secrétaire-comptable promue Directrice générale avait à assurer la
bonne tenue des formations et à effectuer le suivi quant à l'intégration
des connaissances dans le travail.
La CIT ayant été abolie en 1997 par une décision gouvernementale,
le Grenier populaire a poursuivi ses activités sous le chapeau d'une
entreprise d'économie sociale. Cependant, dans les faits, il a continué
à se développer comme une entreprise d'insertion.
Et ça continue...
Depuis le début de ses activités, le Grenier évolue rapidement et
se développe en un outil d'intégration efficace pour les personnes de la
région des Basses-Laurentides et difficulté d'intégration. Les
opérations de production sont la cueillette et la livraison de meubles
et électroménagers, la vente au détail, la réparation d'appareils
électroménagers et la manutention / entretien.
En début de l'année 1998, le Grenier a embauché une personne pour
mettre sur pied son propre secteur de placement sur le marché du travail
local. Le service de placement, Accès Emploi, avait comme mandat
d'offrir une porte de sortie aux participants des programmes
d'employabilité du Grenier et de placer les personnes à faible revenu de
la région qui s'inscrivaient. Pendant plus de 2 ans, le Grenier a acquis
une expertise non négligeable dans le domaine du placement et une
visibilité auprès des employeurs de la région. L'entreprise continue à
offrir ce service aux participants sans en faire une division distincte.
Toujours en 1998, le Grenier populaire a entrepris des démarches
auprès de ses partenaires afin d'obtenir les services d'une personne
responsable à plein temps de la formation au Grenier. Résultat, la
Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles met à la disposition
du Grenier un formateur qui assure toute la formation
socioprofessionnelle et le suivi nécessaire aux participants afin
d'augmenter leurs compétences et leur employabilité.
En août 1998, le Grenier a obtenu une subvention gouvernementale
dans le but d'augmenter ses plateaux de travail et ses services à la
communauté par l'ouverture du magasin de mobilier de bureau usagés (Bur-O-Cycle).
Cette division, localisée à environ 4 kilomètres du magasin, a débuté
ses opérations en décembre 1998 et le nouveau service de restauration de
meubles y a été installé au sous-sol.
Des démarches sont également entamées en 1998 pour être reconnue
comme entreprise d'insertion par Emploi-Québec. Le Grenier obtient
finalement sa reconnaissance d'entreprise d'insertion en septembre 2000
et renforcit sa mission de contrer la pauvreté dans sa région.
Les bureaux administratifs et le plateau de réparation
d'appareils électroménagers ont été déménagés dans les locaux de Bur-O-Cycle
en automne 2000 afin de permettre l'agrandissement de la surface de
vente de meuble domestique. Au printemps 2002, considérant que l'approvionnement
de mobilier de bureau demandait beaucoup de temps et d'effort en plus de
monopoliser, à intervalle irrégulier, plusieurs personnes, les membres
du conseil d'administration ont décidé de fermer Bur-O-Cycle afin de ne
pas perdre de vue les grands objectifs de la mission première de
l'entreprise. De plus, les activités du plateau de restauration de
meubles ont été suspendues, avec l'accord du Centre local d'emploi, en
automne 2002, en raison des difficultés rencontrées dans la recherche
d'un formateur qualifié.
Enfin tous sous un même toit
Logé sous 2 adresses différentes pendant plusieurs années, les
bureaux administratifs, la salle de formation, l'atelier de réparation,
l'entrepôt, le service du transport et le magasin sont rapatriés sous un
même toit en octobre 2004.
En août 2005, 6000 pieds carrés sont ajoutés en espace
d'entreposage. En mars 2007, la superficie pour la portion magasin est
agrandie en coupant dans l'espace d'entreposage.
En 2007, le Grenier populaire compte désormais 12 postes
réguliers et environ 20 participants en insertion sociale qui sont
renouvelés à tous les 6 mois.
Depuis septembre 2007, la garantie de nos électroménagers a passé
de 3 mois pièces et main-d'œuvre à 1 an pour les pièces et 6 mois pour
la main-d'œuvre.
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